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Historique

Penne, ses origines

Origine étymologique de Penne, trois hypothèses :

  • de l’occitan « pena » :sommet, rocher escarpé

  • du celta « pen » : tête, hauteur

  • du latin « pena » : plume

 

Penne au fil du temps

Le village de Penne comptait au début du XX° siècle 2000 habitants.

En 1931, on ne dénombrait plus que 144 habitants pour le village et 800 pour l’ensemble de la commune. Aujourd’hui, la population est de 552 habitants pour la commune dont environ 80 pour le village. La superficie de la commune est de 6400 hectares soit une densité actuelle de 8,6 habitants au Km 2.

Durant plusieurs siècles, sur presque toutes les terres du Ségala de Penne, on cultivait le lin et le chanvre pour la fabrication de sangles et de cordages (notamment pour la marine) et surtout de licols. Le dernier atelier fermera ses portes en 1955. Quelques grandes roues de bois des métiers à tisser et plusieurs accessoires sont conservés dans certaines maisons de Penne.


Une petite histoire des églises de Penne : historique






L'histoire liée à la forêt de la Grésigne

allee-gresigneAvec ses 3537 ha, la Grésigne est la plus importante des forêts du Tarn.

Les chênes y sont dominants et leurs troncs ont fourni la Marine Royale au temps de Colbert.

Elle fut à tour de rôle possession de Penne, de Puycelsi et de Castelnau de Montmirail pour devenir en 1271 possession du domaine royal, à la mort d’Alphonse de Poitiers.

Sous Louis XIV, une ordonnance royale établie par Louis de Froidur, obligea les riverains à creuser les fossés et à construire des murets sur les 2/3 de la périphérie de cette forêt, ce que l’on appelle aujourd’hui le mur de Louis XIV, qui existe encore en partie de nos jours, entre Hauteserre et Fontblanque, ainsi que vers Puycelsi. Cette mesure fut prise afin d’éviter tout pillage excessif des hautes futaies réservées pour la Marine Royale.

La Grésigne doit son nom au grés particulier que constitue son sous-sol (couleur rouge sang due à la présence d’oxyde de fer).

On y trouve des tombes mégalithiques de l’homme du néolithique, des places fortifiées ou oppidum de l’époque Gauloise.

Les promeneurs, au gré de leurs flâneries, y découvriront une faune (rapaces, cerfs, chevreuils, sangliers…) et une végétation variées ( primevère, l’astérule odorante, violette, muguet sauvage, le sceau de Salomon, chèvrefeuille…).

Le savoir-faire de Grésigne

Il y eut du XV° au XIX° siècle, des verreries sylvestres, généralement appelées verrières, qui oeuvrèrent soit dans la forêt, soit sur ses abords. 19 verrières ont été recensées.

La particularité du verre de Grésigne était sa belle couleur verte ou bleu-verte qui constituait un secret de famille des gentilshommes verriers.

La Grésigne a été également le domaine à peu près exclusif des charbonniers et des bûcherons. Mais la construction du chemin de fer et les concentrations industrielles ont causé leur perte. La veille de la grande guerre, seuls quelques-uns restaient en forêt.




 

Le château de Penne

chateau_penneLe château de Penne fut construit, selon la légende, vers 560, sur ordre de Frédégonde, reine des Francs, épouse du roi de Neustrie (vers 545 – 597).

Modernisé et agrandi, le château de Penne fut au XIII° siècle un des hauts lieux de la résistance cathare.

Au siècle suivant, les Anglais l’occupèrent pendant 30 ans, puis les Protestants le démantelèrent en 1586.

Sous Henri IV, les pierres de cette forteresse ruinée servirent à reconstruire le village. Aujourd’hui, ce squelette de pierre et de roche reste le témoin prestigieux de l’histoire locale et de l’histoire tout court.

Classé monument historique en 1902, il est aujourd’hui propriété privée et en cours de réhabilitation.http://www.chateaudepenne.com

Aux abords du château

Au pied du sentier qui mène au château se trouve une curieuse petite croix : la croix de la Peste. Sur le socle, on peut lire cette inscription en latin :

« a peste libera nos domine » ce qui veut dire « De la peste libère nous seigneur »

C’est en souvenir de l’épidémie de peste qui s’abattit sur toute la région en 1653 que fut érigée cette croix.

Sous le village, à proximité du pont romain, appelé aussi pont des Anglès, on trouve la fontaine du Thouron, source hépatique thermale avec plaque et inscription latine indéchiffrable. Les ruines que l’on y trouve sont celles d’un ancien lavoir où, sous la révolution, une femme se noya.





La Résistance autour de Penne

Au cours des périodes troublées, les bois ont servi traditionnellement de lieu de refuge, surtout lorsqu’ils recouvrent des reliefs escarpés.

Ainsi dans la forêt de la Grésigne s’installe le maquis « Jean-Pierre » appartenant au « groupe Vendôme ».

Ce maquis pris notamment une part prépondérante au combat de Rivière le 17 août 1944. Une borne frappée de l’emblème du groupe Vendôme rappelle l’emplacement de cette formation au lieu dit « La Grande Baraque ».

Sur le plateau de Garrhan, le « maquis d’Ornano » a été fondé le 23 août 1943 et reçoit à ce titre plusieurs parachutages d’hommes et de matériel.

Ainsi le 21 mars 1944, au cours d’une opération nocturne, les 29 membres du maquis présents sur le terrain « Volcan » et dans le camp de la Bourriette sont attaqués par un important détachement de la Wehrmacht. Les résistants durent se disperser après une défense vigoureuse, perdant six des leurs :Henri Granier, Elie Labrousse, René Lartigues sont tués les armes à la main ; Bernard Martel sera abattu à la suite d’une embuscade ; André Rigobert et Albert Tristchler, capturés, seront fusillés.

 

Le Monument d’Ornano sera édifié en 1968 pour perpétuer la mémoire de ces maquisards qui périrent après une résistance désespérée. Le silence du Causse y appelle le recueillement.

(extrait de « lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale » département du Tarn)

 

Accéder au monument d’Ornano

Le monument est situé rive droite de la rivière l’Aveyron sur la commune de Penne. Traverser la rivière en dessous du village, suivre la D33 sur environ 5 Km. L’accès se fait par une route goudronnée suée sur la droite, direction « la Revelle"



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